• COMPLETEMENT ZAZA

    Ce n’est pas parce qu’on chante en français et avec un accordéon qu’on ne peut pas être originale et sexy ! Zaza Fournier en est la preuve, qui inonde de sa voix généreuse un rock coloré et entraînant. Le French Kiss Tour, qui passera par Cologne le 28 octobre, Stuttgart le 29 et Munich le 2 novembre, est l’occasion rêvée de découvrir en live cette chanteuse excentrique. En attendant, pétillante et entière, Zaza Fournier se livre à Connexion française.

     

    Connexion-Française : Quelle est la première chose qui vous vient à l’esprit lorsqu’on vous parle de l’Allemagne ?

    Zaza Fournier : Là, je pense aux vingt ans de la chute du mur de Berlin. Je me suis beaucoup intéressée à ce sujet et j’ai été étonnée de voir à quel point les gens de ma génération se sentaient concernés [Zaza Fournier fête ses 25 ans, NDLR].

     

    Connexion-Française : La première du French Kiss Tour s’est déroulée le 13 octobre dernier à Berlin, comment cela s’est-il passé ?

    Zaza Fournier : C’était très chouette ! J’étais assez flippée je l’avoue… l’appréhension d’arriver dans un nouveau pays où il faut tout recommencer : c’est aussi impressionnant qu’excitant. Pour moi, le French Kiss Tour est une tournée alternative où j’ai l’impression d’apprendre de nouvelles choses. En particulier, le rapport avec les filles [Oshen et Claire Denamur, NDLR] est humainement très intéressant.

     

    Connexion-Française : Vous chantez en français et votre instrument de prédilection est l’accordéon, est-ce-que ce n’est pas difficile à exporter ?

    Zaza Fournier : Je ne me suis pas posée la question. Je crois que l’accordéon et plus généralement la chanson française bénéficient d’une certaine sympathie à l’étranger. Non, ce qui a été compliqué, c’est plus l’histoire avec mon Ipod. Il a fallut expliquer que c’était mon groupe, et en convaincre le public.

     

    Connexion-Française : Cela fait maintenant un an que votre premier album est sorti. Qu’est-ce-qui a changé depuis ?

    Zaza Fournier : Tout ! C’est un cliché idiot mais c’est la réalité. Cela dit, l’essentiel est resté. J’essaie de ne pas m’éloigner de ce qui me motivait quand je chantais dans la rue et dans les bars. Maintenant, je fais mon métier avec plus de confort, de moyens, et donc mieux. Dans mon quotidien, parfois, j’ai du mal à me rappeler comment était ma vie d’avant la tournée. Le jour où ça va s’arrêter, dans quelques mois, ça va me faire bizarre.

     

    Connexion-Française : Votre agenda est plein à craquer avec des dates à n’en plus finir. Qu’est-ce que ça vous apporte le voyage, la route ?

    Zaza Fournier : Je dirais que ça m’a construit. Vous savez, je sors de l’école puisque, jusqu’à la parution de l’album, je suivais une formation de comédienne. J’ai l’impression que ce métier m’a aidée à grandir, à véritablement m’épanouir. Je me sens plus en accord avec moi-même, et ça me fait du bien de me sentir à ma place.

     

    Connexion-Française : Vous pensez déjà au prochain album ?

    Zaza Fournier : J’y pense avec beaucoup d’angoisse parce que je n’arrive pas à tout faire en même temps. J’ai déjà commencé, je n’arrête pas de travailler, mais je ne peux pas encore prendre le recul nécessaire et faire le vrai boulot, celui de construire. Je m’y mettrai après la tournée, ce qui devrait faciliter mon retour.

     

    Connexion-Française : Vous partagez l’affiche du French Kiss Tour avec Claire Denamur et Oshen. Comment vous positionnez-vous par rapport à ces deux artistes ?

    Zaza Fournier : Je n’ai jamais pensé à cela. D’habitude nous ne sommes que deux, mon ingénieur du son et moi, donc je suis contente de me retrouver avec des nanas, dans un univers féminin. Ce qui est intéressant, c’est que nous sommes toutes les trois très différentes. Je ne me situe pas par rapport à elles : la place que nous avons chacune est facile à prendre.

     

    Connexion-Française : Pour terminer, qu’avez-vous envie de dire à ceux qui vont venir vous voir en Allemagne ?

    Zaza Fournier : Faîtes-vous beaux car on va faire la fête ! Ce que nous avons en commun toutes les trois, c’est d’aimer voir les gens danser…. Alors ça va être une grosse boum !

     

    Interview exclusive de Zaza Fournier du 26 octobre 2009, par AnneSo

     

     


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